Introduction : Reconquérir la ville

Mons est une ville chaleureuse, accueillante et combative.

Ce n’est pas un hasard si, en 2012, elle a été l’une des grandes villes où le PTB a émergé pour la première fois lors des élections communales. Grâce aux 3,61% obtenus par la liste PTB+, John Beugnies, employé dans une briqueterie et militant, entrait au conseil communal pour y représenter le PTB.

Mais le plus important pour nous, c’est que nous ne sommes pas seulement actifs dans le travail d’opposition au conseil communal, nous le sommes avant tout dans les quartiers, parmi les gens. La locomotive n’est pas l’élément le plus long du train, c’est celui qui tire les autres de l’inertie et de l’immobilisme et les pousse à aller de l’avant. C’est ce que veut faire le PTB : avec de nombreux Montois, comités d’action, initiatives citoyennes, syndicats et jeunes, nous voulons remettre en marche des choses qui jusqu’ici étaient à l’arrêt.

Par exemple, nous nous battons aux côtés des montois pour le retour du ramassage gratuits des objets encombrants à domicile deux fois par an. Nos actions, ainsi que les milliers de signatures rassemblées au bas de notre pétition ont permis des avancées, mais nous ne sommes pas satisfaits et nous continuerons à nous battre pour obtenir une victoire.

C’est ce que nous appelons au PTB le « rue — conseil — rue ». Autrement dit, nous prêtons une oreille attentive aux problèmes soulevés dans les quartiers (rue), nous les transmettons ensuite au conseil communal où nous proposons également des solutions (conseil), et enfin nous rapportons le débat aux quartiers (rue). Entre-temps, nous encourageons les gens à ne pas rester à attendre, mais à se mobiliser et à faire bouger eux-mêmes les choses, les grandes comme les petites.

Pas de petites protestations par-ci par-là, mais une véritable révolution de la ville

On voit se développer dans notre ville une pratique pour le moins inquiétante, à savoir une étroite imbrication entre barons de l’immobilier, holdings financiers, spéculateurs et décideurs de partis politiques. Une pratique qui n’hésite pas à vendre les espaces urbains et à désinvestir dans les services publics, une pratique maintenue dans l’obscurité. Un esprit de club fermé qui fait grincer des dents.

Nous ne nous contenterons pas de petites protestations par-ci par-là contre la politique néolibérale. Nous ne voulons pas d’une petite couche de vernis social sur la politique néolibérale menée à Mons : ce que nous voulons, c’est une véritable révolution urbaine. Nous sommes pour une ville à échelle humaine, une ville qui ne sera pas mise en vente au plus offrant, mais qui s’attelle à répondre aux besoins de ses habitants. Nous ne voulons pas d’une ville qui se contente de faire des discours sur des logements abordables, mais qui les construise.

Nous voulons une ville qui ne laissera aucune chance à la pauvreté, une ville où des enfants vivant dans la pauvreté seraient de l‘histoire ancienne. Nous voulons une ville où tous les habitants sont pris en considération, une ville sans citoyen de second rang, sans peur et sans division.

Nous voulons également une ville engagée à l’égard du climat. Une ville avec un avenir durable, où la préoccupation pour le climat est vue comme une opportunité pour améliorer la qualité de vie. Nous voulons une ville sans problème de circulation, où la dimension sociale et durable de la mobilité est la priorité à travers le développement des transports publics, et où la sécurité des piétons et des cyclistes est garantie.

Nous ne voulons pas de petits changements par-ci par-là, nous voulons transformer radicalement la ville. Nous ne sommes pas préoccupés par la distribution des postes d’échevin ou autres mandats bien rémunérés. Ce qui nous intéresse, c’est de mettre en pratique notre vision de la ville. Pour pouvoir élaborer notre programme, nous avons organisé une Grande Enquête, car consulter et impliquer les gens fait partie de notre ADN.

Une ville à la mesure des gens, pas du profit

Il serait temps qu’en Belgique, l’on mette en œuvre une politique urbaine globale permettant à chaque ville de faire valoir ses atouts. Une politique cohérente avec une vision globale en matière d’investissement et de développement, et impliquant partout une même taxe communale et une même taxe sur la force motrice, ainsi qu’un refinancement des villes à la hauteur de leurs dépenses. Cette vision est en contradiction avec la politique actuelle qui monte les villes les unes contre les autres dans une bataille concurrentielle, absurde et ruineuse. Prenons l’exemple du palais des congrès à Mons. Ce n’est pas qu’il y ait un besoin objectif en “palais des congrès”. Non, c’est parce qu’il faut faire concurrence à Namur, Liège, et Charleroi. Les congrès qui se tiendront ici se feront au détriment de ces villes.

Il faut cesser de considérer la ville comme un outil de marketing. Dans la vision néolibérale, on compte surtout sur du capital privé. Dans cette vision les citoyens sont vus, au mieux, comme des consommateurs. Cette vision aboutit à des projets “bling bling”, généralement en total décalage avec les besoins des gens.

La ville est le lieu où les citoyens vivent ensemble, où ils habitent, où ils travaillent et se divertissent. Le mot « commune » vient du terme « communauté ». Une commune n’est pas un supermarché. Une administration communale doit veiller à ce que tous les habitants aient un logement décent et des conditions de vie décentes. Ils doivent pouvoir se déplacer facilement. Les besoins des habitants doivent être la priorité de la commune. Face au bling bling, nous voulons des quartiers intégrés, avec toutes les infrastructures nécessaires à proximité des habitants.

Mons a besoin de changement, mais quel changement ? Soyons clairs ! Nous avons le choix entre deux visions diamétralement opposées. Le projet des deux principaux partis sortants est d’attirer les citoyens “à haut potentiel contributif”. Le problème est que c’est le même projet à Namur, Charleroi ou Liège. La question est : Voulons-nous changer les conditions de vie des montois et ainsi changer Mons ? Ou voulons nous changer Mons en chassant ses habitants les moins fortunés ?

La vision commerciale donne la priorité au béton et au privé, la vision publique donne la priorité aux gens et à une plus grande justice fiscale. Là est tout l’enjeu des élections : quelle est la vision la mieux adaptée à notre 21ième siècle : la ville commerciale ou la ville à échelle humaine ? Au lieu de nous inspirer du Monopoly qui se joue au MIPIM (le plus grand Marché international des professionnels de l’immobilier où les bourgmestres des plus grandes villes vont à la pêche aux spéculateurs immobiliers et autres investisseurs privés) de Cannes, il faudrait aller voir comment, à Barcelone, la maire Ada Colau a, dans un contexte économique difficile, décidé de construire 4000 logements publics pour répondre à la crise du logement.

Si nous voulons construire une ville qui réponde aux défis sociaux, économiques et écologiques du 21ème siècle, si nous voulons construire une ville à la mesure des gens, alors les clefs de notre ville doivent être dans les mains des citoyens, pas dans la poche des promoteurs immobiliers.

Le conflit entre riches et pauvres a toujours existé et existe encore aujourd’hui. Ville et société ne sont pas dissociées, la ville n’est pas un lieu neutre. Chasse aux chômeurs, traque des malades de longue durée poussés sous le seuil de pauvreté, attaques contre les pensionnés : toutes ces mesures prises par le gouvernement fédéral ont des répercussions jusque dans la ville. C’est également le cas des mesures d’économies décidées par les gouvernements wallon et de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans les logements sociaux, l’enseignement, la culture, etc. Proposer une alternative pour la ville n’est possible que dans un cadre plus vaste ! Il faut pour cela proposer également une alternative sociale, car la ville ne peut à elle seule résoudre tous les problèmes.

C’est pourquoi nous inscrivons le combat pour le droit à la ville dans la lutte plus large de changement de système que nous menons avec le PTB.

Pourquoi toutes les villes se ressemblent-elles ?

La ville est devenue une marchandise vendue aux investisseurs, aux entreprises et aux touristes. La promotion des villes est devenue cruciale et se joue à coups de slogans et de nouveaux logos. Les villes se livrent une concurrence acharnée à travers des campagnes marketing très coûteuses. Les projets prestigieux s’enchaînent. Chaque ville veut sa nouvelle rue commerçante ou son nouveau complexe commercial, sa nouvelle gare, sa nouvelle tour de police. C’est cette logique bling-bling qui a amené les majorités communales successives à soutenir à bouts de bras le développement du centre commercial « les grands prés », ou qui a amené le bourgmestre à vouloir la construction du nouveau commissariat central de la Police Mons-Quévy, alors que cet argent aurait pu être investi dans la police de proximité.

C’est à cause de cette vision concurrentielle néolibérale que toutes les grandes villes finissent par se ressembler. Les mêmes grandes enseignes se retrouvent dans les mêmes rues commerçantes, les mêmes anciennes structures industrielles sont réaménagées avec cafés branchés, et mêmes quartiers de musées rénovés. Plus les forces du marché sont présentes, plus l’absence de diversité, de variété, de créativité est grande, avec partout une uniformité manifeste.

Les investisseurs ont redécouvert la ville. Aujourd’hui, ce sont eux qui mènent la barque grâce à leurs énormes capitaux. Investisseurs et spéculateurs ont des milliards en réserve. Un placement à la banque ne les intéresse pas, car cela ne leur rapporte plus rien, et acheter des actions est devenu trop risqué. Investir dans l’immobilier urbain, au contraire, s’avère un « bon placement ». Investir dans la ville est aujourd’hui beaucoup plus rentable. C'est ce qui explique pourquoi les groupes financiers rachètent autant d’immeubles. Les années fastes sont de retour pour les promoteurs. Mais face à ces prix démesurés et excessifs, une importante partie des habitants se voit éjectée de la ville. Si l’on ne fait rien, les centres-villes risquent d’être tous transformés en réserves résidentielles tape-à-l’œil. Tandis que, comme Mons en est l’illustration, les quartiers autour sont délaissés.

La logique commerciale et l’esprit d’entreprise ont remplacé les services aux citoyens.

Plutôt que de se tourner vers la population ou le personnel de la Ville de Mons pour améliorer les services trop politisés et bureaucratisés de la ville, c’est le contraire qui se produit. On fait de plus en plus appel au privé. Les projets publics-privés font leur apparition et la ville tente de sous-traiter au privé ses missions et son patrimoine. C’est ainsi que les clés du changement se retrouvent aux mains des fameuses régies communales autonomes, au sein desquelles l’emprise de la logique de rentabilité du privé est toujours plus grande.

Les services de la ville obéissent de plus en plus à une logique d’entreprise privée, à une logique de rationalisation dans un cadre d’austérité. Des objectifs stratégiques sont formulés, pour lesquels services publics, serviabilité et convivialité deviennent peu à peu des « produits » pour les autorités communales.

En bonne logique d’entreprise, une ville pauvre comme Mons doit passer par une “restructuration”, avec à la clé une cure d’austérité. Le personnel doit alors être mis sous pression, et faire toujours plus avec toujours moins. C’est ainsi qu’aux guichets de l’administration, on travaille en sous-effectif, avec des files d'attente de plus en plus longues. Dans cette même logique, la Ville calcule le nombre de visiteurs d’une bibliothèque de quartier et décide de la fermer si ce chiffre n’est pas assez élevé. Cette logique d’entreprise et d’austérité remplace les collaborateurs fixes qualifiés par des travailleurs en statut social précaire, des bénévoles, ou encore des services informatisés. Tout cela engendre clivages et discrimination dans les services, l’emploi et les salaires de l’administration publique.

Au contraire, une ville à la mesure des gens, avec sa vision sociale, garantit des services accessibles à tous, assure la protection des personnes socialement faibles, ainsi que la mise en place d’équipements collectifs avantageux pour tous. La ville à la mesure du profit, avec sa vision libérale, se préoccupe avant tout de ceux qui ont les moyens de payer et n’offre qu’un service minimum aux autres.

La concurrence urbaine accentue tous les clivages

La politique néolibérale accentue tous les clivages. S’il est vrai que les quartiers du centre-ville ont été revalorisés, cette revalorisation a inévitablement entraîné une flambée des prix, en particulier ceux du logement. Les groupes moins favorisés n’auront d’autre choix que de quitter le centre-ville. Alors qu’on prétend vouloir favoriser la mixité sociale, on applique en réalité une politique de refoulement des personnes peu qualifiées et des sans-emploi. Ce processus par lequel les habitants d’origine sont poussés à quitter les quartiers pour laisser la place aux plus gros revenus s’appelle la gentrification.

On nous demande si nous sommes contre la revalorisation des quartiers. Bien sûr que non ! Investir dans la ville et revaloriser les quartiers est une très bonne chose, mais il ne faut pas oublier les gens qui y habitent. C’est malheureusement ce qui se produit avec la revalorisation des quartiers du centre-ville de Mons.

C’est depuis l’Hôtel de Ville qu’est organisé le démantèlement progressif des infrastructures publiques dans les quartiers.

Mais ce qui est plus grave encore, c’est que la Ville a également cédé les clés au privé pour des missions publiques importantes. Mons est une ville où le nombre de personnes sur liste d’attente pour un logement social est énorme. Paradoxalement c’est aussi une ville avec de nombreux logements vides et qui, comble du comble, a même perdu des logements sociaux au cours de la mandature. La réponse de la majorité sortante est de donner la mission de construire des logements aux promoteurs privés. Soit des logements à 1000 ou 1200 euros par mois. Et donc qui ne sont pas pour ceux qui sont sur la liste d’attente.

Nous voulons des quartiers intégrés

Oui, il faut évidemment amener un vrai changement à Mons , mais sur base d’une toute autre logique que celle développée actuellement par les majorités PS-MR et PS-CDH. La vision du PTB se base sur le droit à la ville, un droit qui intègre le droit au logement, le droit aux soins de santé, le droit à l’enseignement, le droit au travail, le droit à la culture, le droit à la participation et à l’espace public pour tous et toutes.

Il faut substituer le tissu social à la soif du gain et du prestige. Nous sommes pour une rénovation et une revalorisation de la ville, basées sur une logique publique. Ce que nous défendons c’est un renouveau intégré : nous voulons investir dans des quartiers intégrés.

Un quartier intégré, c’est donc pour nous un quartier avec :

• une école de qualité ;

• des logements accessibles à la grande majorité des citoyens (une offre diversifiée incluant des logements à loyer abordable, des logements à acheter à prix abordables et des logements sociaux de qualité) ;

• l’accès au gaz, à l’eau et à l’électricité pour tous ;

• un médecin généraliste, un dentiste et un pharmacien (pour des soins de première ligne de qualité et bon marché) ;

• un bureau de poste (avec accès Internet), une agence bancaire publique et un distributeur automatique de billets ;

• des espaces verts et des aires de jeux en suffisance ;

• une maison de quartier accessible à tous fonctionnant selon le principe « café et papiers ». On peut y recevoir une aide administrative tout en partageant un café. 

• des associations et maisons de jeunes ;

• une vraie diversité ;

• un parc à conteneurs gratuit et un service d’enlèvement des déchets adéquat ;

• des agents de quartier qui habitent le quartier et connaissent réellement les habitants ;

• une infrastructure de proximité : une bibliothèque de quartier, une piscine publique, une crèche, éventuellement une laverie communale ;

• des transports publics développés et gratuits, un service public de vélos partagés et un service public de voitures partagées ;

• des petits commerces : coiffeur, boulanger, épicier…

Notre Grande Enquête : un dialogue exclusif avec les montois :

En octobre 2017, dans le cadre de sa campagne en vue des prochaines élections communales, le PTB a lancé la plus grande enquête jamais menée à Mons. Pendant cinq mois, des dizaines de bénévoles ont sillonné les rues par tous les temps pour présenter aux gens les points du programme.

Les Montois ont pris le temps de donner leur avis sur leurs priorités et les points à corriger dans notre ville. Les questions portaient sur de nombreux thèmes comme l’enseignement, l’emploi, le logement, la pauvreté, la jeunesse, la propreté, la sécurité, l’environnement, la corruption, …

Il a été demandé aux participants de sélectionner les trois thèmes les plus importants à leurs yeux et, pour chacun des thèmes, de cocher la meilleure proposition parmi quatre. Beaucoup de participants ont même suggéré de nouvelles propositions. On leur a également demandé d’indiquer dans quelle mesure ils étaient d’accord ou non avec deux affirmations se rapportant à la politique menée dans la ville.

Une interaction à cette échelle entre un parti politique et la population, c’est du jamais vu.

Une vraie politique sociale de logement

Pouvoir se loger est un droit fondamental universel. Les pouvoirs publics ont le devoir de garantir ce droit. Il y a pénurie sur le marché du logement et cette pénurie fait grimper les prix. D’urgence, il faut qu’il y ait plus d’habitations, d’unités de logement qui mettront les jeunes ménages en mesure de se lancer dans la vie. Il faut également des logements pour les personnes âgées qui, sur ce plan, ont d’autres besoins. Ainsi que pour tous ceux qui, économiquement, se retrouvent sur la touche et ne peuvent trouver de logements convenables à des prix abordables.

C’est aussi ce que pensent les Montois car ils en font leur priorité. Aujourd’hui, la ville de Mons compte à peine 9% de logements publics, c’est-à-dire moins qu’il y a six ans. Entre-temps, plusieurs milliers de Montois sont sur des listes d’attente pour une habitation sociale. Hélas, on ne peut pas habiter sur une liste d’attente...

L’offre en logements sociaux est donc à moins de 10 % du marché de l’habitat, ce qui est tout simplement illégal. Nous défendons une politique ambitieuse de création de logements sociaux modernes et de qualité, avec l’objectif de passer de 9 à 25 % de logement sociaux d’ici 2036. Nous voulons aussi une tolérance zéro pour les logements vides notamment en augmentant les contrôles et le montant de la taxe contre les logements inoccupés.

L’emploi est au coeur des priorités des montois.

Des milliers de bras au travail sont nécessaires, pour une ville à la mesure des gens. Nous avons besoin de travailleurs en construction pour isoler les habitations, de chauffeurs pour de meilleurs transports publics, d’un plus grand nombre d’enseignants pour des classes plus petites, d’ouvriers et d’employés dans les services communaux. Il y a tant à faire.
Pourtant, depuis des années, Mons présente des chiffres de chômage parmi les plus élevés de Wallonie. Sans surprise, l’emploi est également une priorité que les Montois nous ont indiquée. Or, à Mons, le nombre d’emplois publics est en diminution : seul 1 fonctionnaire sur 4 est remplacé. Nous voulons changer la donne et inverser cette tendance.

Les Montois qui ont participé à notre enquête trouvent que la ville doit investir dans un service public fort, au lieu de privatiser ou sous-traiter. Une ville à la mesure des gens est une ville où l’emploi est au cœur des préoccupations.

Une piste importante est la création d’emplois via des investissements dans les services publics : remplacement de chaque travailleur qui part à la retraite et nomination du personnel communal pour garantir des emplois stables, investissements dans l’enseignement, les piscines, bibliothèques, le logement, l’énergie, les transports en commun, etc.

La lutte contre le dumping social (pratique visant à abaisser les coûts de production en abaissant le coût de la main-d'œuvre) est aussi un combat essentiel.

Une ville propre et agréable à vivre.

Il suffit de se balader dans le Grand Mons pour constater que les rues y sont sales. On y trouve aussi régulièrement des dépôts sauvages, et cela a un impact sur l’environnement et la qualité de vie des Montois.
Seul l’hypercentre est propre grâce aux 2 ramassages des immondices par semaine (un seul dans le Grand Mons) et grâce aux passages réguliers d’agents communaux responsables de la propreté.
Dans pas mal de familles, l’achat de sacs poubelles blancs pèse sur le budget. Mons reste la seule ville de la région à ne fournir AUCUN sac aux habitants. L’accès aux Eco parcs est devenu restrictif et le nombre de poubelles publiques est insuffisant.
Les sanctions restent les seules réponses apportées par la Ville, mais nous pensons qu’avant de sanctionner, les autorités montoises doivent d’abord apporter tous les outils pour éviter les problèmes de propreté.
La fourniture de sacs poubelles gratuits et le ramassage gratuit des objets encombrants à domicile deux fois par an, sans augmentation de la taxe immondices, auraient un impact considérable pour réussir à faire de Mons une ville « zéro déchets ».

Tous les résultats de notre Grande Enquête sont incorporés dans le présent programme. Ce programme, c’est donc aussi votre programme. Et c’est la base des combats que nous allons mener au niveau de la ville dans les années à venir.

Prêt.e pour la grande vague du changement social ?